À moins de neuf mois du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations 2027, la préparation du tournoi en Afrique de l’Est suscite des interrogations.
Alors que le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda doivent accueillir conjointement la compétition, les retards signalés sur certaines infrastructures alimentent les spéculations sur une éventuelle délocalisation. Face à ces rumeurs, le journaliste sportif ghanéen Micky Jnr rapporte qu’un responsable de la Confédération africaine de football (CAF) a démenti tout contact avec des pays susceptibles de remplacer les organisateurs actuels.
Micky Jnr relaie le démenti d’un responsable de la CAF
Le 30 septembre 2026, Micky Jnr a rapporté les déclarations attribuées à un haut responsable de la CAF concernant les rumeurs d’un possible changement de pays hôtes. Selon ce responsable, l’instance n’aurait contacté ni le Maroc, ni l’Algérie, ni l’Afrique du Sud pour leur proposer de reprendre l’organisation de la CAN 2027.
Le message rapporté est clair : le projet « Pamoja », porté par les trois pays d’Afrique de l’Est, reste la priorité de la CAF.
Cette déclaration vient contredire des informations de presse, notamment celles du quotidien Le Monde, qui affirmait que la CAF aurait sondé certains pays disposant d’infrastructures adaptées pour envisager une solution de remplacement en cas de difficultés majeures.
À ce stade, il faut donc distinguer les informations faisant état de démarches en coulisses et la position officiellement défendue par les responsables de la CAF. Aucun changement de pays hôte n’a été annoncé.
Des inquiétudes persistantes autour des stades
Si la CAF maintient sa confiance dans les organisateurs, les préoccupations concernant les infrastructures restent bien présentes. Les préparatifs portent non seulement sur les stades de compétition, mais également sur les terrains d’entraînement, les hôtels, les aéroports, les transports et les dispositifs de sécurité.
Au Kenya, le stade Talanta de Nairobi, prévu pour accueillir 60 000 spectateurs, figure parmi les projets majeurs. Une inspection parlementaire récente a toutefois relevé plusieurs points nécessitant encore des améliorations, notamment les installations d’entraînement, la gestion des déplacements, la sécurité et l’accessibilité.
En Tanzanie et en Ouganda, les autorités poursuivent également les travaux et les préparatifs nécessaires pour répondre aux exigences de la compétition. La CAF a effectué une mission d’inspection dans les trois pays en août et septembre 2026 afin d’évaluer l’état des infrastructures et des services associés.
Patrice Motsepe reconnaît une situation urgente
Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a réaffirmé son soutien au Kenya, à la Tanzanie et à l’Ouganda. Lors de ses déplacements dans la région, il a cependant reconnu que certains secteurs accusaient du retard et que le calendrier imposait une forte accélération des travaux.
Il a rejeté publiquement l’idée d’un « plan B » ou d’un « plan C », tout en appelant les organisateurs à corriger rapidement les insuffisances constatées.
Cette position traduit la volonté de l’instance de maintenir la compétition en Afrique de l’Est, sans pour autant faire disparaître les questions liées au respect des délais.
Le calendrier ne laisse que peu de marge
La CAN 2027 est programmée du 19 juin au 17 juillet 2027. Avec moins de neuf mois pour finaliser les infrastructures et tester les dispositifs d’accueil, les trois pays doivent franchir plusieurs étapes décisives.
L’enjeu dépasse la simple livraison des stades. Une compétition réunissant 24 sélections nécessite des installations conformes aux normes, des terrains d’entraînement adaptés, des hébergements suffisants, une circulation fluide entre les villes et une organisation sécuritaire coordonnée.
La réussite du tournoi dépendra donc de la capacité des organisateurs à transformer les chantiers en infrastructures pleinement opérationnelles dans les délais fixés.
La CAN 2027 restera-t-elle en Afrique de l’Est ?
Pour l’heure, la réponse officielle est affirmative : la CAF continue de présenter le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda comme les pays organisateurs. Le démenti relayé par Micky Jnr renforce cette position, même si les inquiétudes concernant les travaux ne sont pas totalement dissipées.
Les prochaines inspections et les progrès réalisés sur les différents sites seront déterminants pour évaluer la capacité des trois pays à respecter leurs engagements.
En définitive, aucune délocalisation n’a été officiellement annoncée. La priorité reste la préparation de la CAN 2027 en Afrique de l’Est. Mais à mesure que le compte à rebours avance, les organisateurs devront apporter des preuves concrètes de leur capacité à livrer des infrastructures conformes et à accueillir les meilleures sélections du continent dans de bonnes conditions.
