Succès Masra, ancien Premier ministre et chef du principal parti d’opposition au Tchad a été gracié par le président Mahamat Idriss Déby vendredi 14 août par décret alors qu’il purgeait depuis plus d’un an une peine de 20 ans de prison ferme. Huit autres dirigeants de partis ont également été grâciés. Cette grâce présidentielle entraîne une « remise totale des peines privatives de libertés aux condamnés », indique le décret publié sur la page Facebook de la présidence tchadienne.
Condamné pour « diffusion de message à caractère haineux et xénophobe » et « complicité de meurtre », Succès Masra purgeait depuis plus d’un an une peine de 20 ans de prison ferme. La justice tchadienne poursuivait alors l’opposant sur la base d’un message vocal daté de 2023 et avait finalement conclu que c’était ce message qui avait provoqué deux ans plus tard, les affrontements meurtriers de Mandakao, dans le sud du pays. Les violences avaient causé la mort d’au moins 41 personnes.
Les huit dirigeants de partis, tous membres de la plateforme de l’opposition Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), étaient condamnés depuis mai à huit ans de prison ferme, jugés coupables de fomenter une insurrection, indique l’AFP.
Cette grâce présidentielle entraîne une « remise totale des peines privatives de libertés aux condamnés », indique le décret publié vendredi sur la page Facebook de la présidence tchadienne. « Nous remercions le président de la République d’avoir bravé les obstacles et choisi d’avancer dans l’esprit de l’unité nationale qui est en train de naître. Nous espérons enfin nous asseoir autour d’une table pour faire avancer la paix », a réagi le Dr Ndolembai Sadé Njesada, vice-président du parti de Succès Masra, les Transformateurs.
