Agent de sécurité au Centre des œuvres universitaires de Dakar, Djibril Gaye a été inculpé d’association de malfaiteurs, de crime contre l’humanité et d’actes de torture, puis placé sous mandat de dépôt.
Deux agents du Coud et deux vigiles ayant travaillé chez l’ancien ministre Pape Malick Ndour : tels sont les quatre premiers mis en cause dans l’affaire Pape Abdoulaye Touré, qui ont connu des sorts différents ce mardi 22 septembre devant les juges d’instruction du tribunal de Dakar.
Agent de sécurité au Centre des œuvres universitaires de Dakar, Djibril Gaye a été inculpé d’association de malfaiteurs, de crime contre l’humanité et d’actes de torture, puis placé sous mandat de dépôt. Il a constamment nié toute implication. Ses avocats avaient mis en avant sa situation de père de famille, son domicile fixe à Dakar et sa coopération avec les enquêteurs pour réclamer, en vain, sa liberté provisoire ou un contrôle judiciaire. Son collègue Djibril Diaw a fait l’objet d’un retour de parquet et devait être fixé sur son sort ce mercredi
Amadou Guindo Traoré, qui travaillait à l’époque au domicile de l’ancien ministre de la Jeunesse, a été inculpé des mêmes chefs mais laissé libre sous contrôle judiciaire. Cheikh Tidiane Cissé, surnommé « Kabakrou », a lui aussi bénéficié d’un retour de parquet.
Ces inculpations découlent de la plainte déposée le 9 septembre 2023 par Pape Abdoulaye Touré, qui dénonçait des actes de torture subis lors des violences de juin 2023. Elle visait également d’anciens responsables, dont Pape Malick Ndour, Antoine Félix Diome et le général Moussa Fall, qui ne sont à ce stade pas inculpés. Tous les mis en cause restent présumés innocents.
