Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a présenté mardi 18 août ses « excuses » face au piratage massif du fisc. Au total, 678 000 particuliers et entreprises ont été piratés. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « extraction frauduleuse de données » et d’« association de malfaiteurs ». L’administration fiscale a reconnu une autre fuite de données, moins sensible, sur les successions.
L’affaire continue de secouer le gouvernement sous le feu des critiques depuis les révélations. Lundi 17 août, c’était le Premier ministre Sébastien Lecornu qui présidait une réunion de crise. « Le Premier ministre a demandé à l’ANSSI de conduire un audit approfondi pour établir précisément les circonstances et les causes de l’incident ayant affecté la DGFiP, en complément de l’enquête judiciaire en cours », a indiqué Matignon. Le Premier ministre a annoncé un plan d’urgence sur les cyberattaques.
Une nouvelle fuite « moins sensible », selon Bercy
Et mardi 18, c’était au tour du ministre des Comptes publics David Amiel de « présenter ses excuses » aux contribuables. « Oui, nous nous excusons, parce que ce qui est arrivé est insupportable pour les Français », a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse. L’administration fiscale a d’ailleurs reconnu une autre fuite de données, moins sensible, sur les successions. Cette faille n’est « vraiment pas du tout de la même ampleur » que les précédentes attaques, a tempéré la directrice générale de l’institution, Amélie Verdier. Selon elle, les informations exposées s’avèrent beaucoup moins sensibles, s’apparentant à de simples « annonces légales » publiques.
Les pirates ont également revendiqué sur un forum avoir mis la main sur des données personnelles de plusieurs millions d’élèves français et de dizaines de milliers d’enseignants.
