En Ouganda, les conseils de paroisse, peu connus du grand public, jouent pourtant un rôle concret dans le règlement des litiges, le maintien de l’ordre et le relais avec les autorités. Leur renouvellement, ce lundi 10 août, doit aussi permettre de mesurer le rapport de force politique au niveau local, dans un système où le NRM, parti au pouvoir, part avec un net avantage.
« Si quelqu’un n’est pas satisfait de la décision prise au niveau du village, il peut faire appel devant le comité de la paroisse. »
Justice Simon Byabakama résume ainsi l’une des fonctions les plus concrètes des conseils de paroisse renouvelés, ce lundi 10 août, en Ouganda. Peu connus du grand public, ces LC II (Conseils de paroisse de niveau II) constituent pourtant un rouage de la vie quotidienne. Ils interviennent, en effet, dans les conflits locaux, participent au maintien de l’ordre et servent de relais entre les habitants et les autorités.
« Si deux voisins se disputent, par exemple sur les limites de leurs terrains, ils peuvent saisir le comité exécutif du village pour régler le différend. Et si l’un d’eux n’est pas satisfait de la décision prise au niveau du village, il peut alors faire appel devant le comité de la paroisse », explique le président de la Commission électorale.
Ces structures travaillent ainsi dans le prolongement des conseils de village. Elles participent aussi au maintien de l’ordre, suivent les projets publics et servent de relais entre les habitants et les autorités.
