-
Donald Trump a approuvé, lundi 5 octobre, la mise à mort par peloton d’exécution de l’auteur d’une tuerie sur la base militaire de Fort Hood, au Texas, en 2009.
-
Nidal Malik Hasan avait tué 13 personnes, dont 12 soldats, et fait plus d’une trentaine de blessés.
C’est une méthode, autorisée dans cinq États américains, que l’US Army n’a plus employée depuis 1961. Donald Trump a donné son accord pour la mise à mort par peloton d’exécution de Nidal Malik Hasan, l’auteur d’une tuerie sur la base militaire de Fort Hood, au Texas, en 2009.
Cet Américain d’origine palestinienne avait ouvert le feu, le 5 novembre 2009, dans un centre médical de l’immense base texane, pour empêcher les soldats de participer à une guerre qu’il jugeait « illégale »
en Afghanistan et en Irak. Considéré comme un loup solitaire d’Al-Qaïda, il avait tué 13 personnes, dont 12 soldats, et fait plus d’une trentaine de blessés.
Le ministre de la Défense, Pete Hegseth, « a recommandé – et le président Donald Trump a approuvé – que le terroriste condamné Nidal Malik Hasan soit exécuté par un peloton d’exécution de l’armée américaine »
, a indiqué, lundi 5 octobre, le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell(nouvelle fenêtre), sur X. « Le jour du Jugement est enfin arrivé pour Hasan »
, a-t-il conclu. La date et le lieu de l’exécution de l’ancien psychiatre de l’armée seront fixés ultérieurement par le ministère.
Blessé et partiellement paralysé
Blessé par balle lors de l’attaque, Nidal Hasan est aujourd’hui partiellement paralysé. Il avait été condamné à mort par un tribunal militaire en 2013 et est détenu dans un centre pénitentiaire de l’armée dans le Kansas.
Cette décision intervient alors que le débat insoluble sur l’application de la peine de mort aux États-Unis a été relancé par l’exécution ratée d’une condamnée, Christa Pike, la semaine dernière dans le Tennessee. Cette dernière est toujours hospitalisée dans un état critique, après avoir survécu mercredi à deux injections létales. Elle devait être la première femme mise à mort depuis plus de deux siècles dans cet État.
