Le président du mouvement AJAMA a salué la tournée récente du ministre des Forces armées en Casamance.
Au terme d’une semaine de visite politique, le ministre des Forces armées Yankhoba Diémé a laissé derrière lui beaucoup d’espoir en Casamance, selon le président du mouvement AJAMA. « Cette tournée révèle une mutation profonde du paysage politique sudiste. Yankhoba Diémé ne s’est pas contenté de discourir devant des partisans, il a fédéré en réunissant sous un même idéal de développement des acteurs aux sensibilités souvent divergentes. Il a projeté l’image d’une Casamance réconciliée avec elle-même. Cette unité n’est pas un simple slogan, mais le prérequis indispensable à la stabilité. La réussite de ce tour de force repose sur une mobilisation trans-partisane inédite. Le ralliement des autorités religieuses et chefs coutumiers au discours du ministre confère une légitimité sacrée à l’action gouvernementale. Mouvements de jeunesse et leaders d’opinion sont désormais investis comme les sentinelles d’un patriotisme républicain nouveau. Les acteurs politiques et citoyens apolitiques sont acquis. Une convergence rare qui transcende les clivages pour placer l’intérêt territorial au-dessus des ambitions de chapelle. Cette cohésion sociale retrouvée est le ciment nécessaire pour que les machines de chantier puissent enfin rouler sans entrave », a affirmé Abdoulaye Diémé.
«Les projets annoncés par le ministre des Forces armées lors de la déclaration du 7 septembre 2026 ne sont pas des intentions lointaines, mais des chantiers de rupture. Le déploiement infrastructurel se veut chirurgical. La boucle du Fogni et l’axe Bignona-Diouloulou, ces chantiers vont bien au-delà du bitume, ils constituent l’oxygène vital pour l’évacuation des produits agricoles et la relance du commerce transfrontalier. L’axe Ziguinchor-Cap Skirring et le Pont Emile Badiane : des maillons essentiels pour désenclaver les zones touristiques et fluidifier la mobilité dans le département de Bignona. L’hôpital militaire de Bignona : c’est le pilier de la sécurité humaine. Dans une zone post-conflit, cet établissement est le symbole d’une paix qui se soigne et se protège, offrant des soins de pointe à des populations civiles longtemps délaissées », a-t-il poursuivi Abdoulaye Diémé, le responsable politique du Parti Kiiray á Bignona.

Massiré Sarr
